Texte Libre
Et puis, j'ai mis de l'ordre dans les articles, au niveau de la présentation... ça faisait un peu fouillis ! Quoique… je me demande si c'est mieux maintenant ! On verra bien à l'usage.
Alors maintenant, voyons ce que ce Blog vous offre :
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Fais-moi rire… oui, fais-moi rire ! Je t’aime !
Qui t’attends comme ça, mon gars ? Ah ! Je vois ! La fille en rouge et noir qui arrive là ! Celle qui s’arrête pour allumer une cigarette ? C’est elle ? Oui ? T’auras pas attendu longtemps, dis-moi ! Ben quoi ? T’as l’air inquiet ? Pourtant elle fait pas la gueule ni rien ! Elle a même un beau sourire ! Ah oui ! je vois ! Plutôt calme comme retrouvaille, pas l’air d’avoir envie de te sauter au cou, un gentil sourire, ok mais pas de bisou… Pas même une poignée de main… oui… Je comprends, c’est pas le grand amour !
Ferme-là, toi ! Ben non, là, en ce moment, c’est clair que c’est pas le grand amour… Alors pour le bisou… faut pas y compter ! mais après le tour que je viens de lui jouer… après l’avoir laissée tomber durant deux jours et de la pire des manières qui soient, fallait quand même pas que je m’y attende ! Pas de bisou ni rien… pas même la main ? Aie ! Mais bon, t’as raison, elle me sourit, elle n’a pas l’air en rogne… C’est déjà pas mal… et puis elle cause… De tout de rien, ok, mais elle cause… Oui… Ben c’est vrai qu’on est pas loin du centre ville… et ça y est je m’y retrouve ! Je sais où on est ! Sympa quand même qu’elle soit venue me chercher… Je me serais pas perdu, non… mais c’est gentil !
Qu’est-ce que tu lui as fait après tout, hein ? T’es là ! Avec elle ! Regarde, elle n’est que sourires et curieuse de tout ! Et elle te presse même de questions… C’est quoi cette histoire qui doit la faire rire ? T’attends quoi !
Oh hé ! Me bouscule pas ! Tu crois que c’est facile de balancer ça tout à trac, toi ! Et puis, fiche-moi la paix ! D’où tu sors ? A me titiller les méninges comme ça ? Hein ? Bon… va bien falloir que je lâche le morceau… J’ai pas l’air con moi, dans tout ça ! Rire… Elle veut savoir qu’est ce qui doit la faire rire comme elle a rarement ri de sa vie ! J’ai été bien inspiré de lui envoyer ce message, moi aussi ! J’aurais pas pu fermer ma grande gueule ! Non… fallait que je lui dise un truc pareil ! « Prépare-toi à rire comme tu as rarement ri ! » Et en plus j’ai signé « tendresse ! » ! Comme ça, je la prévenais bien de tout ! Bon… faut quand même que je me décide… et…et…
- Eh bien… il ne s’est rien passé !
Ben voilà, mon gars ! Tu l’as dit ! Et alors ! Oh ! T’as vu comme elle rit ! Ben ça ! Et elle t’a pris la main ! T’as vu ! Elle t’a pris la main ! C’est bien joué ça !
Ben vi ! J’ai vu ! Suis pas con au point de ne pas m’en rendre compte ! Et même que je la sens sa main dans la mienne et que je crois que ça me fait rudement plaisir qu’elle l’y ait mise ! Et puis j’ai rien joué du tout, là ! Fffffffff ! Tu racontes n’importe quoi, là, toi, dis donc ! Mais je savais que ça allait la faire rire ! Je le savais ! Et tiens voilà qu’elle m’embrasse ! Ben ça ! Elle m’a embrassé, dis ! Bon, alors c’est que ça va bien !
Ouais ! Je te crois que ça a l’air d’aller, elle a même l’air de vouloir en savoir davantage ! Regarde-là, comme elle est contente ! Et elle te la tient bien la main… Et toi aussi… t’as pas l’air d’avoir envie de la lâcher !
Lâche-moi, toi ! Pour la suite, elle attendra un peu ! Qu’on se pose quelque part ! J’aime pas parler comme ça, en marchant ! Déjà que c’est plus difficile pour se faire entendre comme il faut, en plus on s’essouffle pour rien ! Oui elle me tient bien la main, et oui elle me la serre un peu et moi aussi ! J’aime quand elle est contente comme ça ! J’aime quand elle est heureuse ! Ben quoi… J’aime que les gens soient heureux ! C’est tout ! Ne viens pas me chatouiller là-dessus ! Et en plus elle insiste « il ne s’est vraiment rien passé ? » Ben non… Rien de rien ! Ah ! oui ! Tiens elle peut rire ! Non, il ne s’est rien passé et je le savais bien qu’elle allait rire comme elle rit ! Hein ! Elle s’attendait à un fiasco total mais pas à ce point ! Bon ok ! c’est rigolo, mais qu’elle n’exagère pas trop quand même !
Ben… euh… si tu veux mon avis… Rien passé, c’est quand même…
Toi on ne te demande rien, et si tu pouvais la fermer, ce ne serait pas plus mal. D’ailleurs, tiens, on va se poser, là… Se prendre un verre et… Bon… va bien falloir que je me décide à tout raconter. Mais avant… Faut pas que j’oublie… Faut que je dise…
Ben… Faut que je te dise, à toi, ici… que je te tire mon chapeau… Que t’es une grande Dame… Oui… et pas la peine de hausser les épaules… Je le pense, là… Alors je te le dis.
Parce que m’avoir poussé à rappeler « X » après qu’elle m’ait raccroché au nez ! Fallait le faire ! Et puis, elle m’a dit exactement ce que tu m’as dit, que si je ne l’avais pas rappelée elle aurait définitivement refusé de me voir… Alors chapeau ! Maintenant, puisque tu veux savoir comment ça s’est passé, comment elle m’est arrivée… Ben ça s’est passé plutôt mal et elle ne m’est pas arrivée de bonne humeur !
Pour tout te dire, déjà, de loin j’ai vu qu’elle faisait la gueule… Ça n’augurait rien de bon… La preuve, à peine arrivée que déjà elle me disait que je n’avais pas choisi une bonne table ! Tu me connais, je ne suis pas du genre contrariant ! Alors on a changé, on s’est installé ailleurs. Et là, ben j’en ai pris pour mon grade ! Une scène pas possible ! Avec des reproches… je te dis pas ! Personne, à l’entendre, ne lui avait jamais fait « un coup pareil »… J’avoue que j’ai trouvé la situation tout à fait hallucinante ! C’était notre première rencontre seuls, nous n’avions pas dépassé le cadre d’une relation seulement virtuelle, j’étais venu rompre avec toi, te voir et terminer notre histoire correctement, et j’étais là, en face d’elle, grâce à toi, alors que ce n’était pas prévu, et la voilà en train de me faire une véritable scène de ménage ! Comme si nous étions de vieux amants !
En fait, si je comprends bien, cette « X » t’a fait exactement la scène que celle-ci, assise, ici, avec toi, aurait été en droit de te faire ? J’y perds mon latin, mon gars ! Je sais que la vie apporte bien des surprises, mais là, j’avoue que j’ai du mal à saisir…
Ben ne cherche pas « à saisir » ! Moi-même, je n’y ai pas compris grand-chose ! Sinon que j’ai passé le tiers du temps à me faire engueuler ! Si ce n’était mon flegme habituel, j’en aurais presque tourné les talons et fichu le camp aussi sec ! Sauf que, il arrive toujours chez moi un moment où, tout sentiment oublié, la curiosité prend le dessus ! Et là, ben ma curiosité était pas mal asticotée ! Voir jusqu’où irait autant d’absurdité ! Mais bon… Finalement elle s’est à peu près calmée et nous avons pu parler un peu… Calmement… Comme des individus normaux et civilisés… Faut croire pourtant que la normalité ici n’avait rien à faire, parce que, quand nous nous sommes enfin levés de nos fauteuils pour aller manger un morceau, la voilà t-y pas qui me fait : « Mais tu as pris ton sac ? ». Mon sac ? Ben oui, que je l’avais mon sac ? Elle pensait me voir arriver comment ? Avec ma brosse à dents dans une poche, le dentifrice dans l’autre, et sans même un slip de rechange ? Mais j’ai pas paniqué pour deux sous ! La panique, moi, je connais pas. Et puis la situation devenait tellement abracadabrante qu’il fallait bien qu’il y en ait au moins un qui conserve un brin de logique ! Et ça, la logique, en principe, je maîtrise plutôt bien !
Ah tu peux rire, ma belle ! Oui, tu peux rire ! Parce que si elle ne voulait pas que je passe une nuit près de toi, le fait que j’ai emporté mon sac, voulait bien dire que j’allais la passer avec elle ! Ce qui, sauf erreur de ma part, aurait dû pleinement la rassurer ! Ben non ! Je te le donne en mille : voilà qu’elle me sort que ça tombait mal ! Que ce n’était pas prévu et que, en plus, il y avait sa fille à la maison. Oui ris ! Ris de bon cœur ! Je le savais que tout ceci allait t’amuser ! Mais il n’empêche qu’elle venait de me faire une scène digne du plus grand vaudeville parce qu’elle ne supportait pas l’idée que je passe du temps avec toi et là, elle me disait qu’il n’était pas possible que je dorme chez elle ! Il y a eu un moment de flottement… tu sais du genre « un ange passe », et je me suis résigné à l’idée de devoir me trouver une chambre d’hôtel !
Ceci étant réglé, nous sommes enfin partis bouffer… Au pakistanais… Là, elle s’est montrée plutôt timide et réservée… au point que j’ai failli lui faire remarquer que, lorsqu’il s’était agi de m’asséner ses wagons de reproches, elle avait montré beaucoup plus de fougue et d’audace ! Mais bon… Je n’allais pas envenimer la situation en relançant une polémique ! Alors on a mangé, parlé et le temps a passé ! Et là… tiens-toi bien, quand on quitte le restaurant, elle me dit que « nous deux, ce ne sera pas possible ! » Hé ! OK… c’est amusant mais bon ! Pas la peine d’en rire de trop, hein ! Remarque son « Nous deux, ce ne sera pas possible », je ne sais pas pourquoi mais je l’ai senti arriver lorsqu’elle a insisté pour régler l’addition ! Là, je me suis dit que tout ça se goupillait de plus en plus mal ! Tu me connais, pour la note, je n’ai pas trop résisté, en plus, je devais m’appuyer les frais d’hôtel… alors, si elle voulait la payer… je n’allais pas la contrarier sur ce point en plus du reste.
Donc « nous deux, pas possible ! » Si elle s’attendait à une insistance, une question de ma part, ben elle en est restée sur sa faim ! Tu me connais, on me dit non, suis pas vraiment du genre à insister… Alors, après un petit moment « tendresse » à nous serrer l’un contre l’autre, du genre de qui s’excuse et de qui comprend, nous voilà partis dans un dédale de rues… à chercher un hôtel !
Ben d’hôtel, nous n’en avons point trouvé ! Ce à quoi, entre nous, je m’attendais !
Dingue ! la soirée devenait de plus en plus dingue !
C’est ça, embrasse moi, embrasse-moi et ris ! Ce que ça fait du bien quand même de rire ! Et de t’entendre rire !
Donc : résumons : Des engueulades à n’en plus finir, un repas sous tension, plus question d’une nuit d’amour dans les bras de ta blonde, et là, tu es sur un trottoir à ne même pas savoir où passer la nuit ! Ben… tu veux mon avis, mon gars ? C’est ce que moi j’appelle, une soirée de merde ! Une vraie soirée de merde ! T’es fortiche, là ! A ta place, je serais retournée dare dare auprès de ma brune !
Tiens ! Y avait longtemps qu’on t’entendait pas, toi ! T’es vraiment le dernier des derniers, toi ! Ça va pas la tête ! Taper à sa porte, à deux heures du matin, ça, j’aurais jamais fait ! Ça ne se fait pas, ces choses-là, d’abord ! Et puis… faut pas pousser ! Vu le contexte, jamais je ne lui aurais fait ça ! Et puis, ferme-là, et occupe-toi de tes oignons ! Tu vas me faire perdre le fil … parce que de fil en aiguille, je me suis finalement retrouvée chez « ma blonde », comme tu dis… Bon, ça n’a rien changé à la donne, il n’était toujours pas question pour elle de sauter le pas ! Je reconnais pourtant qu’elle est très polie : Elle m’a refilé son lit… Et elle, elle est allée se coucher sur le canapé du salon. Ah ! ça, pour rire, il y a en effet de quoi rire !
En tout cas, j’ai bien dormi ! On pourra dire ce qu’on veut sur toute la soirée, je l’ai finie en beauté ! J’ai dormi comme un loir ! Rien à redire sur sa literie ! Excellente ! Juste comme je l’aime ! C’était déjà ça, non ?
Ris, ma belle, ris ! Mais attends, le meilleur reste à venir ! Parce que après la nuit… il y a eu le réveil ! Et là… cela a été grandiose ! Tu connais mes réveils, ma belle ! Tu les connais ! Alors tu peux imaginer ! Et encore que je n’avais pas emporté mon peignoir… que je me suis présenté en jeans et chemise ! Mais même comme ça, ça valait vraiment le coup ! Je crois qu’elle ne s’en est pas encore remise ! C’est là que je t’ai envoyé mon petit message… « Prépare-toi à rire comme tu as rarement ri de ta vie… Tendresse »… oui, je savais que t’allais trouver ça amusant ! Que tu allais en rire, comme moi !
Un réveil dont elle se souviendra, je crois… Et moi aussi ! D’abord, si moi j’avais bien dormi, visiblement, pour elle ce n’était pas le cas… A cause du bruit du frigo de la cuisine… qui l’a pas mal dérangée… au point qu’elle a même envisagé de faire une sieste l’après midi pour « rattraper » le sommeil perdu ! Sauf que de sieste, elle n’a pas fait… parce que là, tu vois, là ! Eh bien, elle a commencé à parler… à parler… et, tiens-toi bien ! Elle a parlé onze heures durant ! Oui ! Onze heures ! Jamais de ma vie je n’ai entendu quelqu’un parler autant ! Ah ! Là ! On peut dire que je sais tout de sa vie ! Tu connais ma capacité à écouter… En dehors des inévitables « oui »… « je comprends »… qui entretiennent une discussion, elle a parlé, parlé, parlé… et on s’est retrouvé comme ça, sans même avoir mis le nez hors de son appartement, à onze heures du soir ! Ouf ! Et puis elle a décidé de faire une quiche ! Bon, moi, je m’en foutais… bouffer ou pas, cela m’était égal ! A midi, déjà on avait grignoté deux bricoles qu’elle avait dans son frigo… Alors, ma foi ! Mais elle a insisté et la voilà partie pour faire sa quiche… Sauf qu’elle n’avait pas de crème… Non, pas de lait non plus ! Quand les choses ne veulent pas aller, tu sais bien que rien ne va !
Alors nous voilà dehors, à onze heures du soir, voir si l’épicerie du coin est encore ouverte… on a fini dans un restau arabe ! Elle a bouffé un couscous qu’avait vraiment l’air bon, et moi un Tajine dont je me suis régalé !
Tu me regardes et je vois bien ce que tu te dis ! Ben non ! Il ne s’est rien passé non plus cette nuit-là ! Il ne s’est rien passé du tout, je te dis ! Quand nous sommes rentrés à la maison, je lui ai dit « je suppose que tu veux récupérer ton lit » Ce qu’elle a fait, évidemment et moi j’ai dormi dans le lit de sa fille qui entre temps était repartie je ne sais plus où !
Voilà ! Oui voilà et tu ris ! Et j’avoue que j’aime quand tu ris !
Bon, ok… elle rit, mon gars… Et maintenant ? Maintenant il se passe quoi ?
Maintenant ? D’abord, toi, tu te tires ailleurs, vite fait ! Ensuite, elle et moi, nous allons rentrer gentiment à la maison… Je vais me mettre au fourneau et le lui préparer son magret de canard ! Celui que nous avons acheté ensemble samedi et qu’elle a fourré au congélateur ! Ensuite… ensuite, je reporte mon départ à demain… Regarde combien elle est heureuse !
Allez… on y va ! Ah ! Mon sac ! Faut pas que j’oublie mon sac ! Et viens, ma belle ! Viens ! On rentre à la maison !
Oui demain ! Demain il sera bien temps de rentrer… Et puis… et puis nous irons balader, boire un pot quelque part… Parler, toi et moi… Et cette nuit… cette nuit… je crois bien que nous dormirons ensemble ! Oui, nous dormirons ensemble, toi et moi !
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