Les larmes de mes nuits sont griffes de métal
Aux croisées bien closes où s'acharne le vent
Et m'enlise la peur dans un vide létal
Quand s'endeuillent les cieux au glas de l'océan
Maintes vagues brisées expirent aux dunes
En longs cordons de mousse aux éclats de diamant
L'oiseau s'est pris, là bas, dans des cordes de lune
Et épuise ses ailes aux tourmentes du temps
Les veines de sa vie, entaillées par l'orage
Sourdent et gouttent de lourds et lents regrets
Les flots exténués refoulent ses mirages
Aux jusants languissants de saumâtres marées
Les embruns déversent en amères langueurs
Ses pleurs que dans le noir une pâle étoile transcrit
L'oiseau se pose enfin, qui se couche et se meurt
Et frissonne ma peau aux abysses d'un cri