Océane marée, au jusant languissant,
Berce de caresses une étreinte d’amants.
A l’astre morcelé, ourle de perles d’or
La couche mouvante, où reposent leurs corps.
La marée de morte-eau roule la houle lente,
Qui chante et enchante le cœur lourd de l’amante.
Au silence des cieux, chuchotent tendrement
Les mots doux effacés aux peurs de l’amant.
Toi, marée de vive-eau, aux lames acérées,
Emporte la rage d’un rêve chaviré.
D’écumes et de pleurs, noie l’atroce douleur.
Que ne persiste rien d’un perfide bonheur.