Toi, qui, à cette porte, as frappé
A quel appel as-tu répondu ?
Toi, ici, si fort désiré
N’as-tu donc rien entendu ?
Fi des espérances
Et des attentes !
Fi des douleurs
Et de la tendresse !
Que vides et froids sont les mots
Lorsque nul geste ne tempère
Leur austère sentence !
Que tristes et lourds sont les regards
Lorsque nulle caresse n’adoucit
Leur cinglante lucidité
Toi, qui cette porte as refermé
Qu’emportes-tu de désespérance ?
Toi, qui sans faiblir t’en es allé,
Quel chagrin as-tu ravivé ?
Fi d’un sourire
Et d’un baiser !
Fi d’une étreinte
Et d’un désir !
Que fragiles et vains sont les rêves
Lorsque nulle paix ne veille
Sur leur sereine quiétude
Que fades et solitaires sont les nuits
Lorsque nulle présence n’éveille
Des rires d’amants repus !