Les saumâtres desseins se fondent aux ombres
Des obscurs dédales de l’inconscient défait
Où s’épandent les pleurs fuyant l’âcre pénombre.
Les heures se font défiance au silence imparfait.
D’inutile espérance en vains appels lassés,
Maints doutes ravageurs, le songe, ont raviné,
Les hier s’éloignent, témoins embarrassés,
Des pensées sournoises d’une attente laminée.
A la césure des temps, l’âme délibère
Du refus de douleur, de farouches élans,
Le cœur tait ses alarmes, appelle à la guerre,
Le désir féconde la soif d’un corps d’amant.
Les ailes du papillon sur l'épaule nue
Frémissent aux ardeurs d’une fièvre nouvelle,
Des trilles s’éveillent et résonnent aux nues
D’une insouciance qui grime la vie belle.