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Ce blog est une invitation à partager mon goût pour l'écriture, à feuilleter les pages de mes romans, à partager mon imaginaire. Des mots pour dire des sentiments, des pages pour rêver un peu.

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Falaises - chapitre 12

 

La matinée est bien avancée déjà, et pas de Moustache. Claire s’en doutait, elle n’aurait pas dû le laisser partir avec les enfants. Comment leur en vouloir ? Un compagnon à quatre pattes, entièrement pour eux, toute une nuit... trop dur de s’en séparer le matin venu.
L’île n’est pas si grande, et le trajet bien trop court pour qu’il puisse se perdre. Encore un peu de patience et elle va l’entendre aboyer, l’appelant comme à chaque fois qu’il revient de l’une de ses balades solitaires. Semblant lui crier de loin, « je suis là, j’arrive ! ».
Elle aime ce chien. Très fort... pour l’avoir senti s’accrocher à la vie, pour l’y avoir aidé. Pour toutes les nuits blanches qu’elle a passées à le veiller, à l’encourager, à le soutenir.
Parfois, elle a l’impression qu’il la devine mieux que quiconque. Rien qu’à le voir, tout fou, courir, sauter tel un cabri, puis la fixer un instant et venir aussitôt poser sa truffe contre ses pieds, ou son bras, pour lui montrer qu’il ressent les mêmes choses qu’elle, qu’il la comprend et qu’il est là, uniquement pour elle.
Et rester ainsi, sans faillir, jusqu'à ce que les peines s’estompent, qu’elle reprenne des forces.
Et la sentir mieux, et japper en la regardant, tête penchée sur le côté droit, chaque fois le même, yeux toujours invisibles, comme pour lui dire « tu vois, c’est passé » et sauter en arrière, museau aplati entre ses pattes antérieures, remuant la queue, de l’entendre rire enfin.
Elle n’ose pas partir pour sa randonnée quotidienne, et préfère attendre son retour. Inquiète comme devant le retard d’un enfant.
Assise dans le fauteuil que Rose a pris soin d’installer dès leur arrivée près du seuil de la maison, - c’est le meilleur endroit pour admirer le coucher du soleil -, elle le guette. Elle suit les volutes des fumées de sa cigarette monter et se dissoudre dans l’air pur du matin. Mâtine, réconciliée avec elle, avec tous, ronronne doucement sur ses genoux, taquine sa main de la tête, la soulève en quête d’une caresse, et se roule de plaisir sous les doigts qui se perdent dans son pelage bleuté.
- Cabocharde ! Tu aimes, mais seulement quand tu en as envie. Tu n’es pas comme ton complice, lui, c’est tout pour moi, alors que toi... tu n’es qu’une égoïste. Parfois j’aimerais tellement te ressembler, tu sais ! Tu n’acceptes rien de personne, mais tu sais prendre ce dont tu as besoin, quand tu le désires, et seulement à ce moment-là.
De loin, du bas de la pente, elle entend aboyer. Encore quelques secondes, et elle pourra les voir... Déjà Moustache qui court, repart en arrière, disparaît, revient... les guide... et... ils sont trois... Trois ! Est-ce suffisant pour expliquer l’extrême faiblesse qui s’empare d’elle, et l’oppression qui lui serre la gorge... et pourquoi trembler ainsi ! Yann est là ? Et alors ! Sa présence ne la surprend pas... elle savait...
En fait, une presque évidence depuis la veille et elle a eu toute la nuit pour s’y préparer.
Et depuis l’aube, une certitude pour avoir guetté le bateau de ravitaillement, dissimulée entre deux rochers, tout au-dessus de Stiff. Elle a regardé les hommes s’activer, le délester de sa manne, puis ils l’ont laissé repartir et prolonger plus loin son sillon d’écume.
Sur le ponton, seulement des vivres, et Claire en a respiré plus librement... Jusqu'à ce qu’une silhouette, plus haute que les autres, retienne son attention, se détache du groupe, agitant un bras en signe d’adieu et aborde d’un pas décidé le sentier qui mène à la Baie de Beninou.
Rose apparaît derrière elle.
- J’ai bien fait de préparer quelques gaufres de plus. Avec sa taille, il doit avoir un sacré appétit. Elles sont toutes chaudes. Ils feraient bien de se dépêcher, sinon elles vont refroidir.
- Vous allez vous épuiser devant vos fourneaux.
- Je n’ai pas cuisiné durant plus de trente ans pour un régiment de garnements et me laisser aujourd’hui aller à oublier comment tenir la queue d’une poêle.
- Ils doivent vous regretter, je n’ai jamais mangé aussi bien qu’avec vous.
- Oh, tu sais, avec leur cuisine rapide, toute prête sous plastique, je n’ai pas de mérite à m’en sortir mieux. Hé ! Dépêchez-vous, ça refroidit.
Inutile de les bousculer, ils seront là bien assez tôt pour Claire. Des gaufres... une table autour de laquelle ils vont prendre place, comme de vieux amis, une réunion anodine, vers laquelle les petits se hâtent. Elle voudrait tant qu’il ne s’agisse que de cela.
- Ce coquin, crois-tu qu’il se presserait !
    Naïve Rose, pourquoi le ferait-il ? Il sait, à coup sûr, trouver ce qu’il vient chercher. Claire allume une autre cigarette. Les enfants, elle entend leurs rires... elle envie leur insouciance, leur joie d’être là, elle les regarde courir, ralentir à peine, et, d’un même élan, se précipiter sur elle.
- Bonjour Claire, nous sommes en retard, mais c’est la faute à oncle Yann. Il a même retenu Moustache.
- Je sais, Marie, j’ai pensé qu’il ne vous laisserait pas venir seuls, qu’il voudrait vous accompagner jusqu’ici.
- Oh ! Tu as deviné... Michel, tu as entendu ?
- Je te l’ai bien dit. Toute la nuit, tu n’as pas voulu me croire. Dis, Claire, tu prévois toujours tout ?
Tout ? Non, seulement ce qui est inévitable, les choses qui s’annoncent d’elles-mêmes, comme n’importe qui, comme lui, plus tard, quand il en aura l’âge, ou plutôt dès qu’il saura raisonner, calculer, soupeser le possible et l’improbable.
- Et Rose ? Tiens ! Bonjour Mâtine. Tu crois qu’on peut la toucher ce matin.
- Là, tu vois, je ne sais pas Michel, c’est une personne très indépendante. Bonjour Yann.
- Bonjour Claire. Allez, les enfants, je crois que Rose vous appelle. Vous venez, Claire, un moment simplement, pas loin.
- Vos gaufres attendent. Rose a cuisiné depuis l’aube, elle va se fâcher.
- Je ne crois pas. Venez, je vous en prie.
Comment refuser ? Que faire d’autre que le suivre, toute énergie rassemblée pour surmonter le désarroi dans lequel elle sombre à cause de cet homme, et pour se maintenir à distance de lui... Que craint-elle ! Elle est prête... chaque mot choisi, chaque regard étudié, répété et...
Et se trouver complètement désarçonnée dès la première phrase.
- Vous connaissez le propriétaire de cette maison ?
- Le... Quoi ?
- Le nom du propriétaire ?
- Je... C’est tout ce que vous voulez savoir ? Simplement cela ?
- Répondez, Claire, c’est très important pour moi.
- Il s’agit de Monsieur Clériac. Pourquoi ?
- Vous le connaissez depuis longtemps ?
En quoi cela le regarde-t-il ? Que peut lui importer leur présence sous son toit ? S’appliquer à bien contrôler sa voix, y mettre le plus de sincérité possible et raconter cette fable de vieil ami de Rose désireux de lui offrir quelques jours de vacances.
- Et vous, dans tout ça ?
    Elle ? Seulement tenir compagnie à une dame trop solitaire et l’entourer de son mieux.
- Alors vous prétendez que votre présence, la vôtre, Claire, n’a aucun rapport avec cet homme, sinon veiller sur Rose ?
- Où voulez-vous en venir ? Je ne vois pas de quel droit... Et puis... vous, vous saviez déjà nous trouver ici...
- Sa secrétaire m’a prévenu pour la maison, mais...
- Marjorie ? Elle vous a appelé ! Vous !
- Evidemment ! Et elle ne m’a annoncé qu’une seule personne...
- Une seule...
- Oui... une jeune femme surmenée et qui avait besoin d’un peu de détente... rien qui puisse s’appliquer à Rose...
- En effet... mais ceci n’explique pas pourquoi elle s’est adressée à vous !
- Pourquoi ? Croyez-vous que la présence d’une inconnue chez mon grand-père pouvait me laisser indifférent ?
Le comble de l’absurde ! Le vieil homme... Arriver sur cette île pour apprendre qu’il a eu deux enfants, un fils, Marc, qui ne s’est jamais marié, qui se trouve quelque part, en plein cœur de l’Australie en train de partager la vie des Aborigènes, et une fille, Marine, qui a épousé un Guerec, défiant ainsi l’autorité paternelle. La mère de Yann. Elle a perdu son époux très tôt, et, de l’avis de tous, s’est laissée mourir de chagrin. Le vieux Clériac ne s’en est jamais remis totalement.
Yann et son employeur... Yann Guerec, le petit-fils de Lucien Clériac, les deux enfants avec Rose, ses arrières petits-enfants...
Qu’a dit Marjorie ? Un vieux loup, condamné à la solitude, abandonné de tous...
- Claire... je dois savoir... quels sont les liens qui vous unissent à lui ?
Pour qui se prend-il ! Il débarque, là, sans y être invité, et... Les enfants ! Ils savent ! Il les a manipulés, il est allé jusque-là. Hier... Michel n’a rien dit à ce sujet, et Marie... Tous les deux... Il a poussé deux gamins à dissimuler, et il ose lui poser un tas de questions sur les motivations de quelqu’un dont il semble se moquer complètement. Et ce monstre, qui ne sait que s’inquiéter de leur présence chez son grand-père. Que craint-il ? Qu’elles emportent l’argenterie ?
- Je n’ai pas à vous répondre.
- Je pourrais obtenir ces informations autrement.
- Eh bien, faites-le...
- Je préfère les recevoir de vous... et sans mensonge...
- Je travaille pour lui... Ça vous va ? Dois-je vous montrer mes papiers... mon dernier bulletin de salaire ? Ou encore signer un état des lieux ?
- Claire... il faut me comprendre...
- Quoi donc ?
- C’est un homme âgé... il est désarmé, c’est une proie... facile... Je ne pense pas que vous, vous soyez de celles qui...
De celles... ? Il divague complètement ! Un vieillard de soixante-dix ans ! Un vieil homme, seul, amer, oublié de sa famille et, en effet, par cela vulnérable, mais de là à supposer de telles horreurs !
- Où voulez-vous en venir ? Me soupçonneriez-vous de... de... Moi !
- Pas vous, je le sais...
- Quittez cet endroit, avant que je ne dise des choses désagréables.
- Et ne pas goûter aux gaufres de Rose ? Jamais de la vie ! Venez, les enfants nous attendent. Claire, c’est merveilleux, vous êtes encore plus belle en furie.
- Et vous, je crois que je vous hais !
Furieuse ? Bien plus que cela ! Elle pensait devoir repousser les attaques d’un homme entreprenant et voilà que, au contraire, elle s’est retrouvée pratiquement accusée de nourrir les pires intentions envers...envers Lucien Clériac ! Ce type est dingue. Les gaufres ? Qu’elles l’étouffent !
Pas une minute sous le même toit que lui. Elle a autre chose à faire qu’écouter les divagations d’un énergumène... Un insensé qui, en plus, se permet de l’insulter... Comment a-t-il pu seulement s’arrêter à une telle hypothèse ! Avec elle !
Claire écrase sa cigarette avec le même plaisir qu’elle aurait à tordre le cou de Yann, et part, droit devant elle, calmer l’exaspération qui monte en elle, sans se retourner, sans même prévenir Rose, qui, debout sur le pas de la porte, reste bras levé et voix au fond de la gorge pour un appel désormais inutile....
- Yann, elle s’en va !
- Vraiment ? C’est bien ! Je me charge de sa part. Ces gaufres sont délicieuses ! Et du chocolat aussi ? Là, vous me gâtez, c’est mon point faible... Mademoiselle Briand, je vais vous adorer.
- Que lui avez-vous dit ? Ne la bousculez pas trop, elle a pas mal subi déjà.
- Je le sais...
    Yann sourit à la silhouette qui s’éloigne, il la couve du regard, sans en perdre un geste et devine la colère qui l’agite. Cela fait deux jours entiers, trois nuits aussi longues, qu’il réfléchit à son cas.
- Son cas ? Alors, Docteur... Je vous écoute. Quelles sont vos conclusions ?
Il a bien pensé se présenter, dès son arrivée, les bras chargés de fleurs et déposer aux pieds de Claire tout l’amour qu’il sent grandir en lui... pour y renoncer très vite... Il est prêt à parier qu’elle lui aurait ri au nez ou qu’elle se serait contentée de lui signifier un congé glacial et sans retour... et après cela... Adieu Yann ! Alors ?
- Pari gagné ! Et pour la suite ?
Vu son peu d’empressement à nouer la moindre relation amoureuse, il n’est plus question qu’elle voit en lui un possible soupirant... le meilleur moyen pour qu’elle l’évite comme la peste. En revanche... il ne l’imagine pas fuir un terrible ennemi !
- Et vous seriez... cet ennemi terrible !
- Et gare à qui oserait y prétendre ! Pas question de céder la place à un autre.
- Nous voilà bien ! Et maintenant ?
- Pour le moment, elle est dans une rage folle après moi, et, voyez-vous, je m’aperçois qu’elle me plaît aussi, et autant, comme ça.
- Jusque-là, j’ai compris... et après ? Qu’y gagnez-vous ?
Tout ou presque... Pour commencer, c’est mieux que de l’indifférence, ensuite, si elle accepte de se battre contre lui, elle va être obligée de... il ne sait plus... Faire cas de ce qu’il représente, s’arrêter à le regarder, s’appliquer à le deviner aussi. Pour mieux le vaincre, elle doit mieux le connaître. Et ainsi... il peut espérer qu’elle apprendra à l’apprécier.
- Yann ! C’est d’un compliqué !
- Oui, peut-être, mais je n’ai pas trouvé mieux... et il va me falloir jouer serré pour qu’elle comprenne...
- Quoi donc ?
- Qu’elle et moi... Vous le savez bien, Rose... c’est tellement évident ! Et vous allez m’aider, n’est-ce pas ?
- Je suis terrain neutre dans cette histoire. Vous allez la faire souffrir ?
- Jamais ! Pour moi, ne riez pas, soyez gentille, c’est la première fois que je me conduis ainsi.
- La première fois ? D’être amoureux ? Vous !
Elle peut ironiser, le railler tout son soûl, il s’en moque, rien ne pourra ternir le sentiment qui l’habite, il n’a jamais ressenti quelque chose d’aussi fort. Si, pour Rose, cela s’appelle simplement « être amoureux »... alors effectivement, c’est la première fois. C’est amusant, non ?
- Non, c’est dramatique. Un beau gars comme vous ! Du gaspillage, oui !
- Si j’étais plus âgé, je vous enlèverais.
- Pour mes gaufres ? C’est bien d’un homme. Tout au-dessous de la ceinture !
- Rose, voyons ! Là, vous me vexez. A votre avis, combien de temps va durer sa mauvaise humeur ?
- Une éternité, mon garçon, vous ne la connaissez pas.
- Croyez-vous ? J’en sais bien plus sur elle qu’elle ne le pense... seulement pour l’avoir observée alors qu’elle se croyait invisible... il y a des attitudes qui ne mentent pas... des gestes, des regards qui traduisent l’essentiel... Pour le reste... j’apprendrai, et... j’apprends vite.
- Que lui avez-vous raconté ?
- Rien de bien méchant, j’ai simplement suggéré un intérêt particulier, pas totalement désintéressé, pour mon grand-père. Si ce brave homme m’entendait, il m’en voudrait à mort. Et trop content de me savoir enfin conquis. Depuis qu’il me pousse à...
- Votre grand-père ? Yann, vous m’embrouillez. D’où le connaîtrait-elle ?
- Elle m’a avoué travailler pour lui... Et vous, vous n’êtes qu’une vilaine cachottière... sans l’appel de sa secrétaire, j’aurais cru à votre histoire de vieille amie, jusqu'à voir en vous un... un péché de jeunesse tout à fait digne de mon pétillant aïeul !
    Elle ? Oser la comparer à un « péché » et... de temps révolus de surcroît. Ce grand dadais dépasse les bornes ! Il n’y a pas faute s’il y a sincérité et partage... quant à sa jeunesse... elle n’y est pas encore au bout. Et Claire ?
- Un intérêt particulier ? Pour Lucien Clériac !
- Juste une allusion pour la mettre en colère...
Tout ceci est trop grave, il ne sait rien d’elle, et ce comportement insensé ne va rien arranger. Comment pourrait-il seulement imaginer à quel point il risque de la blesser ? Une erreur monumentale !
- Yann... J’ai bien peur qu’elle ne réagisse pas comme vous l’escomptez...
- Ce n’était rien... juste deux mots, que j’ai reconnus sans aucun fondement... et aussi vite retirés...
- Sans doute, mais en ce moment, je la sens tellement fragile
- Que voulez-vous dire ?
- J’ai l’impression que quelque chose se brise en elle, qu’elle ne sait plus très bien où elle en est... Et elle est sur la défensive... même avec moi...
- Pourquoi ? Rose, que lui est-il arrivé ?
- Je ne peux rien vous dire, c’est son histoire. Elle seule peut s’en libérer. Allez-la chercher, je vous en prie.
- Je saurai tout, un jour. Vous m’effrayez, je vous la ramène. Après, nous parlerons.
Et le voilà qui part, laissant derrière lui une Rose aussi inquiète que déconcertée.
Elles sont dans de beaux draps ! Et cet inconscient, aussi imprévisible que séduisant... aller se perdre dans des raisonnements aussi tortueux !
Ne pouvait-il se montrer seulement patient !
Claire a besoin de la douceur, du calme et de la sécurité que procure une présence attentive... S’il s’était contenté de cela ! Mais non !
Et pour couronner le tout, elles ont affaire au petit-fils de Lucien Clériac ! Ça, c’est une cerise empoisonnée sur un gâteau qui promettait le meilleur !
Clériac ? Un homme solitaire ? Il n’y a aucune trace, dans les dires de Yann, d’une quelconque animosité entre eux, mais plutôt celle d’une réelle complicité affectueuse !
À quel imbroglio se trouve-t-elle mêlée ? Vivement qu’ils reviennent, et que les événements reprennent un cours normal...
Où sont les enfants ? Elle a failli les oublier, ces deux-là ! Et les gaufres ! Plus une seule ! Evidemment ! Quels goinfres !
Où a-t-elle mis les œufs ?... L’occasion rêvée pour donner un premier cours de pâtisserie à une fillette...

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